2. - BIZERTE : un conflit
anachronique
"
La bataille de Bizerte "
Page précédente
1 2 3
Dans la journée
du 21, le Premier ministre, Michel Debré, s'adresse au Parlement et fait
l'historique de l'affaire de Bizerte en imputant "naturellement" la
responsabilité à la Tunisie. Il déclare notamment : "Le
gouvernement français est prêt à donner des instructions
nécessaires pour étudier avec le gouvernement tunisien les conditions
d'un cessez-le-feu (...), il déplore ce malheureux affrontement qui ne
peut conduire qu'à atteindre les relations entre deux nations à
qui la nature et l'histoire ont imposé la coopération".
Dans l'après-midi, les autorités françaises indiquent avoir
fait parvenir à la Tunisie une note en ce sens.
Le 22, à 8 heures et jusqu'à 13 heures, rapporte l'amiral Amman
:"un détachement blindé occupe les hauteurs du Cap Negro.
Les trois barrages dans la région nord de Menzel Jemil sont attaqués
par des Mistral, des Corsaires et des Skyraides. Le sous-groupement Amarante
attaque le fort de Kondia et d'Espagne qu'ils réduisent vers 16 heures.
L'escorteur d'escadre Maille Breze franchit à 12 h 30 le goulet de Bizerte.
A 14 h 30, entrent au port le TG 253/6 comprenant les croiseurs Colbert et de
Grasse, ainsi que les escorteurs Korsaint et Chevalier Paul, suivis par le porte
avion Arromanches. Déjà, dès 9 heures, la 2ème RPI
occupe Zarzouna, le groupement N1 occupe la ligne de crête à Beni
Oussel".
A 16 h 50, un télégramme de Paris enjoint au commandant de la
base : "que les opérations militaires soient terminés et
que l'armée française n'entrera désormais en action que
si elle est attaquée". A 20 h 15, l'amiral reçoit l'ordre
"d'entrer en contact avec l'autorité tunisienne pour négocier
un cessez-le-feu".
L'entretien a lieu par téléphone entre l'amiral et Hédi
Mokaddem, le gouverneur par intérim, en l'absence du gouverneur Mohamed
Ben Lamine, rentré à Tunis, dès le 20 juillet. Après
3 h 35 de discussions contrastées, âpres et difficiles, finalement,
l'accord est conclu.
A l'ONU, le Conseil de sécurité adoptait, le 22 juillet, une résolution
du Liberia, allié traditionnel des Etats-Unis, intimant "l'ordre
de cessez-le-feu et le retour aux positions initiales du 19 juillet".
Le même jour, le gouvernement tunisien adresse à ses forces stationnées
à Bizerte "l'ordre d'arrêter toute action offensive en attendant
l'accord sur l'application de la résolution du Conseil de sécurité...
Les mêmes instructions s'appliqueront aux forces tunisiennes stationnées
au sud du pays".
Le 23, à 1 heure, l'amiral fait porter une lettre au gouverneur, lequel
répond ainsi à 2 h 30 :
"Amiral, je vous accuse réception de votre lettre du 23 juillet
ainsi conçue : "A la suite de notre conversation téléphonique,
je donne les instructions nécessaires pour que, sous réserve de
réciprocité de la part des troupes tunisiennes, les troupes placées
sous mon commandement cessent le feu au plus tard, à 1 heure, à
l'intérieur de la ville de Bizerte (...) à 8 heures, à
l'intérieur du gouvernorat de Bizerte (...) Je vous confirme par ailleurs
(...) que je suis prêt à entrer en relation avec vous dans les
meilleurs délais possibles (...) pour discuter des problèmes consécutifs
à la cessation du combat".
Le commandant de la base organise les quatre zones occupées : le secteur
Est de Menzel Jemil, le secteur nord de Bizerte dont il contrôle le quartier
européen, le secteur ouest de Sidi Ahmed, le secteur sud de Sidi Abdallah.
Le 23, le cessez-le-feu est effectif à partir de 8 heures. La rencontre
prévue avec l'amiral est ajournée, le gouverneur ad intérim
exigeant qu'elle se tienne au siège du gouvernorat. Le paquebot Colbert
appareille pour Toulon avec 350 Français.
Le 24, le secrétaire général de l'ONU, Dag Hammarskjoeld,
arrive à Tunis. Mais, de Paris, il est prescrit à l'amiral de
ne pas le recevoir et de lui interdire toute entrée dans le domaine militaire
français "étant donné qu'il n'a pas demandé
d'autorisation au gouvernement français".
A 16 heures, Hammarskjoeld arrive dans la ville de Bizerte après avoir
été contrôlé : la malle de sa voiture est ouverte
par une patrouille française et son identité vérifiée.
Sa demande d'entretien avec l'amiral est refusée. Le porte-parole de
l'ONU à New York stigmatise "le mépris que la France reflète
à l'égard des Nations unies".
[On sait qu'après Sakiet, en 1958, le gouvernement français avait
sollicité l'intervention du secrétaire général de
l'ONU pour autoriser le ravitaillement de la base dont les issues étaient
bouclées par les Tunisiens. On sait que le président Bourguiba
répondit aussitôt positivement, malgré les vives réticences
de certains de ses collaborateurs. Hammarskjoeld le rappellera aux Français,
en 1961. Bourguiba évoquera souvent ce bon réflexe qui permit
d'impliquer l'ONU dans le conflit.]
Le 25, le général de Gaulle prie l'amiral de transmettre aux forces
des trois armées : "le témoignage de sa confiance et de son
affection".
"Le 27, rapporte l'amiral Amman, le paquebot Ville d'Oran embarque pour
Marseille 497 civils français.
Le 28, une deuxième note française parvient au gouvernement tunisien
où il est stipulé notamment que : "Vu l'inexistence d'un
accord de défense commune entre les deux pays, la France a conservé
la possibilité d'utiliser la base de Bizerte tout le temps que subsistent
les dangers dans le monde (...) L'utilisation de la force par les deux parties
a abouti à l'échec commun (...) La France est décidée
à être souveraine pour sa sécurité intérieure,
et considère que la seule méthode d'aboutir à une solution
est celle de négociations entre la France et la Tunisie".
Le 30, trois soldats ainsi que trois civils français sont fait prisonniers
aux abords de la Médina qui est alors bouclée avec des barbelés
et les passages entre les quartiers européen et musulman sont contrôlés
par l'armée française. Le même jour, le paquebot Cazolet
quitte Bizerte avec 1 239 passagers".
La guerre de Bizerte avait profondément bouleversé les dirigeants
et terriblement choqué le peuple tunisien. La France avait utilisé
une armada sans commune mesure avec le front tunisien, composé d'une
jeune et modeste armée défensive et d'une population manifestant
pacifiquement ses protestations. Ces quelques jours de combat auront fait, selon
des estimations, diffusées à l'étranger, plusieurs milliers
de morts ; cependant, le communiqué officiel tunisien fera état
de 630 morts et de 1 555 blessés.
[Citons Alain Peyrefitte [3] qui rapportera ce que lui répondait le général
de Gaulle, après le conseil des ministres du 10 avril 1963 :
"Naturellement, nous avons riposté (...) Simplement, cette affaire
a révélé la veulerie du monde politique français,
qui a cru devoir massivement faire chorus avec Bourguiba (...) Nous commençons
à disposer d'engins nucléaires. Nous allons être capables
de pulvériser Bizerte et Moscou à la fois".]
La timidité du monde occidental face à l'agression française
fera dire à Ben Yahmed (Afrique Action, juillet 1961) : "La politique
tunisienne devra développer et resserrer la solidarité naturelle
qui existe entre les nations qui n'appartiennent ni à l'Europe, ni à
l'Amérique du Nord". Essabah ira jusqu'à critiquer "l'attitude
honteuse de la vipère américaine...".
L'Assemblée générale de l'ONU condamnera la France, en
août 1961, en adoptant une résolution afro-asiatique par 66 voix
contre 0 et 30 abstentions en l'absence de la délégation française.
Dès le 30 juillet, des émissaires mandatés par Bourguiba
partaient dans toutes les capitales pour défendre la cause tunisienne.
Le secrétaire d'Etat à la Défense, Ladgham, se rend à
Washington où il s'entretient notamment avec le président Kennedy
qu'il trouve davantage préoccupé par le problème du blocus
de Berlin. Puis il va à New York, à l'ONU, où il rencontre
son secrétaire général et notre représentant permanent
Mongi Slim, élu en septembre président de l'assemblée générale
des Nations-unies : ceux-là même qui ont mené, en tandem,
une action remarquable pour "mobiliser" l'Organisation internationale
et motiver tous ses membres. Le ministre de l'Information, Masmoudi, partira
de son côté pour l'Afrique occidentale. L'ambassadeur Chatti ira
en Iran et au Pakistan. Rachid Driss visitera les pays d'Amérique latine.
J'accompagne, pour ma part, le ministre des Affaires étrangères,
Sadok Mokaddem, dans une longue tournée des pays de l'Est. Nous nous
arrêtons d'abord à Vienne, où le ministre des Affaires étrangères,
Bruno Kreisky, nous manifeste sa compréhension, tout en regrettant la
concomitance des problèmes de Berlin et de Bizerte.
A Moscou, accompagnés par notre ambassadeur Ahmed Mestiri, nous sommes
reçus par le ministre des Affaires étrangères, Andréï
Gromyko, qui nous confirme directement sa placidité légendaire.
Il nous répond par un cours d'histoire sur la tradition anticoloniale
de l'URSS, confirme son appui à notre cause, mais nous glisse quand même
que "l'URSS ne veut pas être seulement l'ami des conjonctures".
Le 6 août, c'est Khrouchtchev qui nous accueille avec son allure débonnaire
et nous assure de prime abord de l'appui de son pays contre "les impérialistes".
Il nous assène ensuite toute une leçon sur les nouvelles semences
et leur rendement en nous montrant les gerbes de blé arrangées
près de son bureau. Sans doute pour nous consoler, on nous loge dans
une datcha réservée aux hôtes exceptionnels : grandiose
demeure avec son cinéma, son parc et son lac privé.
Nous devions rentrer à Tunis, mais un télex nous enjoint de continuer
notre mission en Tchécoslovaquie, en Pologne et en Yougoslavie. Dans
le premier pays, outre l'appui attendu des responsables, les entretiens avec
le président Novotny et le vice-premier ministre, Barak, nous mettent
en face de deux grands doctrinaires qui dépassent ceux de l'URSS [l'élève
dépasse souvent son maître]. Le communiqué commun réaffirme
les principes de la politique tchèque : "le soutien aux peuples
luttant pour leur indépendance et l'opposition à l'existence de
bases étrangères".
A Varsovie, le 12 août, l'accueil est plus chaleureux. Le ministre des
Affaires étrangères, Adam Rapacki, nous écoute et nous
soutient plus fermement. Le communiqué commun souhaite une coopération
plus soutenue entre nos deux pays. Notre bref séjour en Pologne nous
aura permis d'entrevoir un peuple ami plus ouvert et aux traditions restées
intactes. [C'est là qu'un télex, de Tunis, nous apprend l'assassinat
de Salah Ben Youssef à Francfort].
Le 13, nous repartons pour la Yougoslavie et nous allons directement à
l'île de Brioni, où le maréchal Tito passe ses vacances.
Il nous reçoit très chaleureusement, ne tarit pas d'éloges
sur Bourguiba : "véritable chef d'Etat, issu de la résistance,
et qu'il serait heureux de recevoir à la Conférence des non-alignés
à Belgrade". Le 2 septembre 1961, Bourguiba y assistera pour la
première fois, accueilli en héros de la décolonisation.
L'affaire de Bizerte s'enlisait jusqu'au coup de théâtre du 5 septembre,
où elle est évoquée inopinément par de Gaulle dans
sa conférence de presse :
"On comprend que la France ne veuille pas et ne puisse pas dans l'actuelle
situation du monde, s'exposer elle-même, exposer l'Europe, exposer le
monde libre, à l'éventualité d'une saisie de Bizerte par
des forces hostiles (...) J'ai dit à Bourguiba que la situation étant
ce qu'elle était, la France ne pouvait et ne voulait pas quitter Bizerte,
et je dois dire qu'il m'a paru s'en accommoder (...) Il affirmait à plusieurs
reprises que, pour le Maghreb, la question essentielle était le règlement
de l'affaire algérienne et tant que cette affaire-là n'aurait
pas abouti, il ne poserait pas la question de Bizerte pour ne pas ajouter à
la complication des choses (...) Nous pouvions penser que tout en proclamant
la souveraineté de la Tunisie sur Bizerte, souveraineté qui n'a
jamais été contestée, en principe, du côté
français et qui ne l'est pas, et tout en déclarant qu'un jour
serait négocié le retrait des troupes françaises (...)
on comprenait que la situation générale ne comportait pas actuellement
cette issue (...) Puisse Tunis trouver avec Paris un arrangement qui soit conforme
au bon sens. C'est le souhait de la France".
Le 7, les quotidiens tunisiens critiquent sévèrement les déclarations
du chef d'Etat français. La Presse titre : "De Gaulle refuse d'évacuer
Bizerte". L'organe du parti El Amal écrit en première page
: "De Gaulle dévoile son intention de perpétuer l'occupation
de Bizerte". Un journal parisien avance : "Les Tunisiens sont atterés
des propos du général de Gaulle (...) Ils envisagent la reprise
des combats".
Second coup de théâtre : à midi, une dépêche
de Belgrade annonce une déclaration du Président, et les correspondants
de la presse étrangère sont dûment prévenus d'avoir
à enregistrer une mise au point "énergique" du chef
de l'Etat tunisien. L'après-midi, depuis Belgrade, Bourguiba, saissisant
intelligemment l'adresse du général de Gaulle, s'accroche à
l'ouverture et se déclare "pleinement satisfait de la reconnaissance
de la souveraineté tunisienne et du désir français de quitter
Bizerte".
Le 9, El Amal rectifie aussitôt sa position et dans un éditorial
signé de son directeur Habib Boulares : " Le Président Bourguiba
a présenté au monde entier ses dons et ses capacités politiques
et a administré la preuve de l'efficacité du bourguibisme soucieux
de réunir à la fois l'adhésion au principe et l'efficacité
politique".
Une fois de plus, l'épisode témoigne chez Bourguiba, de ce génie
politique avec lequel il n'hésita jamais, le cas échéant,
à jouer à contre courant de ses plus proches collaborateurs, voire
d'une partie - souvent importante - de l'opinion publique. En l'occurence, on
peut rapprocher sa réaction de celle qu'il avait eue, en 1954, devant
la proposition d'autonomie interne faite par Pierre Mendès France.
En 1961, les déclarations du général de Gaulle, au contraire,
justifiaient la guerre menée à Bizerte par l'armée française.
Pourtant, Bourguiba avait compris qu'il s'était agi, pour la France,
d'un combat en retraite conditionné par le problème algérien.
Plutôt que de se raidir dans le défi, il avait choisi de n'entendre
que le seul élément positif des propos gaulliens en ignorant tous
les autres, persuadé que la logique des événements lui
donnerait raison. Ce qui fut le cas.
Sur le moment, cette véritable prouesse n'a pourtant pas convaincu quelques-uns
de ses proches collaborateurs et notamment, ceux réputés les plus
francophiles : ils se sentirent frustrés après la réaction
singulière de Bourguiba, lui qui les avait tant engagés durant
le conflit.
Masmoudi déclara même : "La sécurité française
ne saurait passer sur les cadavres tunisiens". L'hebdomadaire Afrique Action
- dont le directeur Béchir Ben Yahmed avait pour d'autres raisons, démissionné
du gouvernement en septembre 1957 - publia, le 7 octobre 1961, un éditorial
illustré par le portrait de l'ex-roi Farouk d'Egypte, intitulé
"Le Pouvoir personnel", et où on pouvait lire :
"Toutes les forces rivales sont disloquées, subjuguées ou
éliminées, le pouvoir judiciaire, une assemblée délibérante,
des syndicats ou partis politiques, la presse continuent d'exister, mais leur
liberté d'action n'existe plus. Leur prestige et leur autorité
déclinent jusqu'au néant. Ils ne constituent plus que des instruments
d'appoint du pouvoir qui s'adressent au peuple sans intermédiaire. Tout
converge vers le détenteur du pouvoir qui, seul, existe, décide,
s'exprime en même temps qu'il exprime le pays et l'incarne (...) Parce
que le pouvoir personnel est tenu par un homme, il est frappé du sceau
de la fragilité et de la précarité".
Le quotidien du parti El Amal, lui réplique durement. Bourguiba, qui
se voit personnellement désigné, limoge le ministre de l'Information
Masmoudi, qui refusait de condamner ce texte et l'exclut du parti le 17 novembre
1961.
Le contact entre la Tunisie et la France sera repris à Rome puis à
Paris. Les négociations prendront près de deux ans. Le 15 octobre
1963, l'évacuation de Bizerte sera amorcée. Bourguiba choisira
la date du 15 décembre 1963 pour fêter solennellement l'évacuation,
par opposition à la date du 15 décembre 1951, quand Robert Schuman
avait adressé sa fameuse lettre au Bey de Tunis où il affirmait
sans ambages la "co-souveraineté franco-tunisienne".
Bourguiba célébra donc l'évacuation de Bizerte en compagnie
du colonel Nasser, du président Ben Bella, du prince héritier
de Libye et d'un représentant du roi du Maroc. On applaudit frénétiquement
les trois leaders qui fendaient la foule dans un enthousiasme délirant
: Bourguiba au milieu, levant les bras de ses compagnons.
Le chef d'Etat égyptien déclara : "Nous avons toujours considéré
que le recouvrement de la liberté dans tout pays arabe est une contribution
au renforcement de la liberté dans la grande patrie arabe".
Ben Bella renchérissait : "L'Algérie a sa mission à
remplir, une mission d'unification du Maghreb en premier lieu, du monde arabe
et ensuite de l'Afrique".
Bourguiba leur répondait : "L'unité arabe reste un de nos
vux les plus chers ; encore faudrait-il en préparer l'avènement".
C'étaient des discours de circonstance, certes ; mais, pour Habib Bourguiba,
seule comptait la présence à ses côtés de ses deux
principaux rivaux : Gamal Abdel Nasser et Ahmed Ben Bella, qui reconnaissaient
ainsi son triomphe.
La récupération ou plutôt la délivrance à
Bizerte avait coûté cher ; et deux vieux combattants de la liberté
: de Gaulle et Bourguiba, que tout aurait pu rapprocher - tant leurs qualités
de visionnaire savaient s'accommoder du pragmatisme - s'étaient laissés
entrainer dans un conflit aussi extravagant qu'anachronique.
Jean Daniel [4] , évoquant Bizerte écrira : "Bourguiba, comme
de Gaulle, devait très vite prouver que l'avenir peut impunément
être injurié, que le sang sèche vite et que le sort des
peuples se réduit souvent au caprice des héros".
[1] Directeur de l'hebdomadaire
Afrique Action et ancien ministre de l'Information.
[2] Le métier de la passion, Tunis. Ceres 1995.
[3] C'était de Gaulle, Fayard 1994.
[4] Le Temps qui reste, Stock 1973.
Page précédente
1 2 3
Suite...